Je travaille pour un service public et je souhaite orienter quelqu’un vers la médiation

En tant que travailleur social d’un CPAS, agent communal, représentant politique au niveau local ou employé de tout autre service public, vous êtes sans doute confronté à des personnes en conflit (familial, local, scolaire, contractuel, …)

Même s’il peut paraître insignifiant, ce conflit fait pourtant naître chez les personnes concernées un grand sentiment d’insécurité et d’inconfort. Ces personnes insistent, s’acharnent ou bien s’isolent, ruminent leurs problèmes et se sentent détruites jusqu’à ce qu’un événement provoque une réaction disproportionnée, souvent irréversible…

Vous pensez que le différend pourrait être résolu si les deux personnes acceptaient de se parler ?

Dans ce cas, plutôt que de conseiller de déposer plainte à la police ou d’introduire une action en justice devant le Juge de paix, vous pouvez leur parler de la médiation, comme mode de résolution de conflit à l’amiable. La médiation est un processus tout à fait volontaire ; elle ne sera donc possible que si les deux parties en conflit acceptent de venir en médiation.

En médiation, les parties sont invitées à se parler et à s’écouter dans le respect mutuel, et ce, dans le but de rechercher ensemble une solution qui convient à tous. À l’inverse du Juge, le médiateur n’a aucun pouvoir de décision. Son rôle consiste à faciliter les échanges – qui restent strictement confidentiels – pour parvenir à un accord juste. Le dialogue se (re)noue entre les parties, leur permettant ainsi d’anticiper ou de mieux gérer de futures divergences d’opinions. La médiation est donc toujours positive. En effet, même si un accord n’est pas signé, la relation est a été modifiée car des informations et des émotions ont pu être échangées.

De manière plus générale, la médiation locale  – qui permet de résoudre des conflits de proximité (au sein de la famille ou entre voisins) – vise un objectif de prévention et de cohésion sociale. Elle gère les conflits en amont, afin de prévenir la rupture du lien social entre les citoyens indispensable à toute vie en société et d’harmoniser les rapports entre eux.

La médiation encourage aussi la participation citoyenne car elle invite les citoyens à redevenir acteurs de leur conflit par la recherche active d’une solution juste. Les citoyens sont ainsi responsabilisés et valorisés dans leurs capacités à régler eux-mêmes leurs conflits. L’objectif final étant de garantir à chacun une meilleure qualité de vie.

Les médiateurs du Point Médiation travaillent dans différentes communes du Brabant-Wallon. Ils ont une bonne connaissance de la carte sociale locale. Si, au cours de la procédure de médiation, ils jugent opportun qu’une des parties puisse disposer d’une aide extérieure spécifique (psychologique, juridique, sociale ou médicale), ils lui communiquent les données nécessaires. En raison du caractère confidentiel de la médiation, le médiateur ne peut jamais, de sa propre initiative, communiquer l’information obtenue à des personnes ou instances tierces.

A Wavre et à Court-Saint-Etienne, des permanences d’information à la médiation sont tenues tous les lundis matins. Elles sont gratuites. Les personnes peuvent venir y poser toutes leurs questions concernant la médiation.

Les médiateurs du Point Médiation travaillent dans le cadre de l’assistance judiciaire pour les personnes qui rentrent dans les critères de revenus (e.a. les bénéficiaires de l’aide sociale ou du revenu d’intégration sociale). Les personnes qui ne remplissent pas ces critères mais qui ont néanmoins des difficultés à faire face au coût de la médiation peuvent en parler aux médiateurs du Point Médiation. Après analyse de leurs revenus, un tarif réduit pourra leur être proposé (selon une grille barémique de l’asbl).

Pour aller plus loin:

 


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